La Nouvelle Republique du Centre-Ouest, le 3 juillet 2007 : Cyril Lemoine s’est accroché

 Le Corpopétrussien du Crédit Agricole est le seul des cinq professionnels tourangeaux présents à Aurillac à avoir rallié l’arrivée du championnat de France.
 

Les cinq professionnels tourangeaux engagés au championnat de France, Aurillac, ont connu des fortunes diverses. Un seul d’entre eux a réussi à rejoindre l’arrivée. Il s’agit, et c’est une bonne surprise, de Cyril Lemoine – classé 35e – le Corpopétrussien du Crédit Agricole, dont le printemps a été gâché par des douleurs récurrente dans la jambe gauche, en particulier au genou, dont l’origine demeure mystérieuse.
Divers examens médicaux n’ont, en effet, pas encore permis aux différents spécialistes que Cyril a consultés d’établir un diagnostic précis. « Il s’agit, peut-être, d’un problème avec le nerf sciatique, confie-t-il. Quand il faut fournir un gros effort, je ne sens plus ma jambe. J’ai tout essayé, y compris de changer ma position sur le vélo mais rien n’y fait. Je dois, bientôt, passer à nouveau un IRM qui permettra, je l’espère, de trouver ce que j’ai. »
En attendant, Lemoine serre les dents pour « faire le métier », même s’il ne totalise qu’une petite trentaine de jours de course en 2007. Dans le Cantal, il n’a pas fui ses responsabilités : 15e du contre-la-montre, jeudi, il n’a pas ménagé non plus ses efforts dimanche.
Comme le voulait la stratégie de course élaborée par son équipe, il s’est porté à l’attaque dès les premiers kilomètres, au sein d’un groupe de huit coureurs.
Les échappés ont parcouru 145 km en tête et compté jusqu’à 10’23’’ d’avance. « A ce moment-là, on commence forcément à y croire un peu, mais lorsque le peloton a mis en route, c’était difficile de tenir, surtout sur un parcours aussi exigeant, raconte Cyril. Cela dit, mes efforts n’ont pas été vains puisqu’ils ont permis de bien lancer mon coéquipier Patrice Halgand, qui a fini à la troisième place. »


Une douleur dans la jambe gauche dont l’origine est mal connue
 
Lemoine, pour sa part, n’a pas réussi à prendre la roue des meilleurs. « J’étais un peu à bout de force et lorsque j’ai voulu m’accrocher, j’ai tout de suite senti que ma jambe gauche coinçait », explique-t-il. Contraint et forcé, il a donc choisi de suivre un petit groupe dont l’allure était moins soutenue, afin de pouvoir terminer la course. « Je suis content malgré tout, déclare-t-il. Au moins, mes supporters qui ont effectué le déplacement ne sont pas venus pour rien ! »
Et maintenant ? Après le Tour du Doubs, le week-end prochain, Cyril s’octroyera quelques jours de repos puis reprendra l’entraînement. A son calendrier ne figurent, pour l’heure, que la Polynormande, début août, puis le Tour d’Allemagne. Ensuite, tout dépendra de sa forme.
En attendant, il va suivre la Grande Boucle devant son téléviseur. Sans regrets, car à l’impossible nul n’est tenu. « Je ne pouvais pas prétendre à une sélection, reconnaît-il. Le Tour, c’est trois semaines de course et si c’est pour galérer, se plaindre chaque soir et arrêter au bout de huit jours, ce n’est pas la peine de prendre le départ. »
Sous contrat avec la formation managée par Loïc Legeay – à la recherche d’un nouveau partenaire, car le Crédit Agricole souhaite passer la main – jusqu’à la fin 2008, le Corpopétrussien attend donc la fin de saison pour se refaire une santé et montrer le maillot. « Je garde le moral, même si c’est parfois difficile, avec le soutien de mon directeur sportif Denis Roux, conclut-il. Mais c’est sûr, quand on aura enfin trouvé ce que j’ai, cela ira beaucoup mieux… »

Propos recueillis par Christophe GENDRY


La Nouvelle Republique du Centre-Ouest, le 30 janvier 2007

À l’heure de la mondialisation des échanges, le cyclisme n’échappe pas à la règle. Les stages rébarbatifs du début de saison ont fait peu à peu place, pour la plupart des équipes professionnelles, à des voyages « exotiques » lors d’épreuves qui ont pris du galon au fil des ans, au Ouatai-, en Malaisie ou en Australie.

Cyrille Lemoine revient ainsi tout juste d’un long séjour an pays des kangourous, à l’occasion du Tour Down Under, remporté par le Suisse Martin Elrniger (AG2R). Le Corpopétrussien du Crédit Agricole a pris la 78’ place au général (sur 105 coureurs classes) et, surtout accumulé les kilomètres en prévision des futures échéances qui vont vite arriver puisque la saison sur route va débuter dans quelques jours.

1. Comment s’est déroulé votre séjour ?
" Avec mon équipe, nous sommes partis dès le 5 janvier, pour arriver une semaine avant le départ et commencer à rouler un peu. Nous avons parcouru environ 1.000 km. l’avais déjà des repères car il s’agissait de ma deuxième participation, mais j’ai à nouveau beaucoup apprécié l’accueil des Australiens. La course s’est déroulée dans la région d’Adélaïde, en cinq étapes d’environ 150 km chacune, dont deux critériums le premier puis le dernier jour, sur un terrain relativement vallonné, avec des busses de 4 à 5 bornes assez sèvres. Il a fait beau la plupart du temps, puisque c’est l’été là-bas, et s’il a plu les deux derniers jours, le thermomètre n’est pas descendu en dessous de 25 °C. "

2. Le niveau sportif de la course ?
" Le rythme a été plutôt nerveux et comme je n ’avais pas beaucoup de kilomètres dans les jambes, j’ai dû m’accrocher. D’autant plus que tes coureurs australiens étaient en pleine forme puisqu’il s’agit de la pleine saison pour eux. Ils venaient d’ailleurs de disputer leur championnat national. À l’image d’autres pays anglo-saxons, le niveau du cyclisme s’élève en Australie, avec l’émergence d équipes de bon niveau qui puisent dans le vivier des clubs formateurs. Notre sport se mondialise et les pros français ont intérêt à bien s’entraîner et à se battre pour défendre leur morceau de bifteck ! "

3. Quel est votre programme des semaines à venir ?
" Je vais disputer les premières épreuves dit calendrier en France, a commencer par le prix de la Marseillaise, le 6 février, puis je vais participer au Tour de Californie, dans la région de San Fran cisco, pendant huit jours à partir du 13 février. Ensuite, ce seront les classiques belges. Le Tour de France ? Cela dépendra de mes résultats. Pour le moment, je figure dans la sélection pour le Giro. Après, on verra bien... "


Propos recueillis par Christophe GENDRY

 
 


 
 
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