Cyril Lemoine
Coureur cycliste professionnel Cofidis

La Nouvelle Republique du Centre-Ouest, le 30 janvier 2007



À l’heure de la mondialisation des échanges, le cyclisme n’échappe pas à la règle. Les stages rébarbatifs du début de saison ont fait peu à peu place, pour la plupart des équipes professionnelles, à des voyages « exotiques » lors d’épreuves qui ont pris du galon au fil des ans, au Ouatai-, en Malaisie ou en Australie.

 

Cyrille Lemoine revient ainsi tout juste d’un long séjour an pays des kangourous, à l’occasion du Tour Down Under, remporté par le Suisse Martin Elrniger (AG2R). Le Corpopétrussien du Crédit Agricole a pris la 78’ place au général (sur 105 coureurs classes) et, surtout accumulé les kilomètres en prévision des futures échéances qui vont vite arriver puisque la saison sur route va débuter dans quelques jours.


1. Comment s’est déroulé votre séjour ?

" Avec mon équipe, nous sommes partis dès le 5 janvier, pour arriver une semaine avant le départ et commencer à rouler un peu. Nous avons parcouru environ 1.000 km. l’avais déjà des repères car il s’agissait de ma deuxième participation, mais j’ai à nouveau beaucoup apprécié l’accueil des Australiens. La course s’est déroulée dans la région d’Adélaïde, en cinq étapes d’environ 150 km chacune, dont deux critériums le premier puis le dernier jour, sur un terrain relativement vallonné, avec des busses de 4 à 5 bornes assez sèvres. Il a fait beau la plupart du temps, puisque c’est l’été là-bas, et s’il a plu les deux derniers jours, le thermomètre n’est pas descendu en dessous de 25 °C. "


2. Le niveau sportif de la course ?

" Le rythme a été plutôt nerveux et comme je n ’avais pas beaucoup de kilomètres dans les jambes, j’ai dû m’accrocher. D’autant plus que tes coureurs australiens étaient en pleine forme puisqu’il s’agit de la pleine saison pour eux. Ils venaient d’ailleurs de disputer leur championnat national. À l’image d’autres pays anglo-saxons, le niveau du cyclisme s’élève en Australie, avec l’émergence d équipes de bon niveau qui puisent dans le vivier des clubs formateurs. Notre sport se mondialise et les pros français ont intérêt à bien s’entraîner et à se battre pour défendre leur morceau de bifteck ! "


3. Quel est votre programme des semaines à venir ?

" Je vais disputer les premières épreuves dit calendrier en France, a commencer par le prix de la Marseillaise, le 6 février, puis je vais participer au Tour de Californie, dans la région de San Fran cisco, pendant huit jours à partir du 13 février. Ensuite, ce seront les classiques belges. Le Tour de France ? Cela dépendra de mes résultats. Pour le moment, je figure dans la sélection pour le Giro. Après, on verra bien... "


Propos recueillis par Christophe GENDRY







 

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