Cyril Lemoine
Coureur cycliste professionnel Cofidis

Lemoine y a « quand même un peu cru »



Il est longtemps resté leader du prologue du Critérum du Dauphiné. Cyril Lemoine pouvait espérer conserver sa position et se parer du premier maillot jaune de l’édition 2011 de l’épreuve. Finalement neuvième, il n’en demeure pas moins auteur d’une entame intéressante de course. « J’y ai quand même un peu cru, confie-t-il à Velochrono. Car ça commençait à pleuvoir. J’avais regardé la météo la veille, et ça prévoyait de la pluie vers 13h30 ou 14h00. C’est pour ça que j’étais parti plus tôt. Mais ça a changé. Les conditions étaient même meilleures à la fin. C’est la course… »

"J’ai longtemps eu une douleur récurrente à la cuisse, qui m’empêchait de vraiment aller au bout de moi-même. Je pédalais plus de la jambe droite que de la gauche."

« La forme est là », poursuit le coureur de Saur-Sojasun. Et c’est ce qu’il retient avant tout, dans la lignée d’un Tour de Belgique où il avait pris la septième place du chrono, sur une distance quasi identique. « C’est pas mal. Je confirme. C’est aussi parce que j’ai réglé mon souci que j’avais pendant un moment : une douleur récurrente à la cuisse, qui m’empêchait de vraiment aller au bout de moi-même. Je pédalais plus de la jambe droite que de la gauche. C’est oublié, tant mieux. » La puissance, ok. La gestion de l’effort aussi : « Dans la côte, j’y suis allé petit plateau. J’avais mis un 44, et sur le grand plateau j’avais 54. Je préfère monter en souplesse. Et je savais que ça n’allait pas traîner dans cette bosse, puis qu’après, refaire un retard n’allait pas être facile. Mais Stéphane Heulot (manager de Saur-Sojasun) m’avait bien coaché là-dessus. »

Cependant, ces prochains jours, c’est la montagne qui sera le plus souvent au menu des participants à ce Dauphiné. Pas la tasse de thé de Cyril Lemoine. Il reste toutefois quelques occasions de se distinguer, comme jeudi à Maçon, où un sprint massif est attendu. « Pourquoi pas ? J’ai une petite pointe de vitesse, et il n’y a pas trop de sprinteurs sur cette course. J’essayerai de jouer un peu ma carte. Et pourquoi pas aussi à Lyon, mardi, sur la montée de la Croix-Rousse. » Le tout pour finir de marquer des points positifs aux yeux de l’encadrement de la structure bretonne, en vue du Tour de France. Pour gagner sa sélection, Cyril Lemoine a une tactique simple comme bonjour : « Faire du mieux possible ». Sans se poser de questions.


Par Alexandre Philippon - Dimanche 5 juin 2011
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